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L'Afghanistan devient le Vietnam

Washington Post Le chroniqueur David Ignatius a une chronique intéressante intitulée «Un cadre pour mettre fin à la guerre en Afghanistan». Ignatius est généralement bien connecté à la Maison-Blanche, sans parler de la communauté du renseignement et du Pentagone. Sa colonne décrit comment des pourparlers sont en cours pour "réduire les demandes de chaque partie" à "des éléments essentiels irréductibles" afin qu'un retrait en douceur des forces de l'OTAN et une transition vers un nouveau gouvernement puissent avoir lieu. Per Ignatius, tout le monde convient maintenant qu’une solution militaire en Afghanistan n’est pas réalisable. Il réduit les exigences des deux parties à Washington: Washington insiste sur l'absence de présence d'Al-Qaïda en Afghanistan et l'égalité des droits pour les femmes, tandis que les Taliban n'insistent que sur le retrait complet de toutes les troupes étrangères.

Bien que je pense que les intérêts des États-Unis auraient été mieux servis en quittant l'Afghanistan en 2002 et que je soutiendrais la formule de Clint Eastwood selon laquelle ils devraient partir demain, le règlement en cours de négociation ressemble beaucoup à une capitulation, ce qui rappelle malheureusement les pourparlers de paix de Paris qui se sont terminés la guerre du Vietnam et a conduit à la prise de contrôle communiste de tout le pays.

Les talibans ont publiquement défendu les pourparlers de paix comme un «moyen d'atteindre nos objectifs», ce qui devrait sembler inquiétant, mais ne suggère apparemment rien à Ignatius. Elles auraient également accepté de «donner tous les droits légitimes aux femmes à la lumière des principes islamiques, des intérêts nationaux et de notre culture noble». Comme la plupart des gens admettraient que le rôle des femmes en Afghanistan est en grande partie culturel, il ne semblerait pas que les femmes les droits seront une priorité sous un nouveau régime. Et comme Al-Qaïda est au Pakistan plutôt qu’en Afghanistan, l’interdiction de la réémergence du groupe terroriste a peu de sens si ce n’est sauver le visage casus belli pour envahir le pays en premier lieu.

Est-ce que quelqu'un croit sérieusement que les États-Unis vont envahir de nouveau l'Afghanistan si des femmes sont maltraitées? Dans le cas contraire, toute concession dans cette zone est essentiellement inapplicable. Et que dire de Hamid Karzai, l'empereur de Kaboul? Il n’est pas susceptible de durer longtemps après le retrait des troupes américaines. Ce qui nous renvoie à peu près au statu quo ante de 2001, à l’exception de 2 000 soldats américains morts, d’au moins 30 000 Afghans et de plusieurs centaines de milliards de dollars gaspillés.

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